(via nekrotic)
Dédales désarticulés d'une désillusion définie.
Bienvenue dans mon bordel bouillant de bazar borné ou la réalité rétissante à rester s'est retenue de renvoyer.
Merci d'essuyer vos pieds.
(Source: dr3amcatch-3r)
"We all wear masks and the time comes when we cannot remove them without removing our own skin."
André Berthiaume (via beautifulfreakingdisaster)
(Source: notanotherdamselindistress)
Toute la nuit, les yeux grands ouverts sur un plafond blanc, où s’étranglaient des rêves inavoués, je n’ai pas cillé. Du feu qui me consume il ne reste que des braises rougeoyantes dans l’obscurité de mes dédales. La fumée m’étouffe, et me tire les larmes aux yeux d’un corps las de se mouvoir sans but. Mais c’est dans ses yeux que je me suis noyée, dans l’ardente promesse de ses yeux posés sur moi. Les non-dits qui nous séparent sont tellement nombreux que je ne te vois et t’y perds. Cette ville qui m’a conquise, par tes bras, tes sourires, et tes joies, je te la laisse. Ce seront les vastes plaines, la houle des vagues, et les rafales de vent qui témoigneront de ma rage de vivre, et te survivre, avant qu’il ne reste que des cendres de nos espoirs.
It’s all about survive something, someone.
(Source: brightfeathers)
Que j’aime voir, chère indolente, Sur ta chevelure profonde Comme un navire qui s’éveille Tes yeux, où rien ne se révèle A te voir marcher en cadence, Sous le fardeau de ta paresse Et ton corps se penche et s’allonge Comme un flot grossi par la fonte Je crois boire un vin de Bohême, [Baudelaire - Les fleurs du mal]
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.
De doux ni d’amer,
Sont deux bijoux froids où se mêle
L’or avec le fer.
Belle d’abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d’un bâton.
Ta tête d’enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l’eau.
Des glaciers grondants,
Quand l’eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur.